Bulletin Numéro 39 - Juin 2010

29 juin 2010

Dans ce numéro:

1- Mot de la Présidente- Un évènement exceptionnel : le séisme du 12 janvier 2010

2- Premières impressions sur place-Rapport école Basile Moreau

3 - Rapport Altagrâce- Rapport Caracol

4- Centre de santé Caracol- Dernières nouvelles- A qui s’adresser- Bulletin desouscription

lire le bulletin: Bulletin Numéro 39 - Juin 2010 (version intégrale)

Poème d’Yves Patrick Augustin

28 juin 2010

cliquer sur l’image pour agrandir

Diaporama du voyage de Muriel et Francis en Haïti

27 juin 2010

Extrait du diaporama issu du voyage de soutien et d’étude de Muriel et Francis en Haïti  (durée=3 mn)

The Flash plugin is required to view this object.

extrait du compte rendu disponible dans son intégralité dans le bulletin de l’association:

“Mon mari et moi partons le 5 mars pour soutenir les amis Haïtiens et rendre compte au mieux de la situation à tous ceux qui viennent en aide à ce peuple une nouvelle fois meurtri. A l’arrivée, il faisait tellement mauvais que nous avons eu l’impression d’atterrir dans une ville fantôme, mais nous avons gardé l’impression très forte des milliers de lampes à huile qui brillaient dans le noir. Nous avons été accueillis dans la cour de l’école Basile Moreau où un hébergement provisoire a été aménagé comme pratiquement sur tous les terrains disponibles. 2 500 à 3 000 personnes sont entassées dans des abris de fortune construits avec des morceaux de tôle, de toile, de carton, de bois. Pour les mieux lotis, les bâches font office de tentes. Il y a cinq toilettes pour 3 000 personnes. 48 heures de pluie ont transformé les terrains en de grands champs de boue. La crainte des répliques demeure. Nous en avons nous-mêmes vécu une, et nous comprenons combien il sera difficile pour tous de ne plus être effrayés à la moindre secousse. Il faudrait aussi reconsidérer l’aide alimentaire qui empêche les petits marchands ambulants de vendre leurs produits de base. L’économie locale est stoppée. Nos amis nous ont fait part de leur sentiment d’impuissance. Ils attendent des consignes qui ne viennent pas. Le gouvernement ne communique pas. Nous avons organisé des ateliers pour les enfants, de dessin, tressage de scoubidous, poésie. Le désoeuvrement est difficile pour tous. La ville de Port-au-Prince est en majorité un grand bidonville à ciel ouvert. Les Haïtiens ont dégagé les gravats.  La débrouille a envahi la capitale. La décision de rouvrir les écoles est une bonne chose mais loin d’être effective. Nous sommes aussi sortis de Port-au-Prince. Ailleurs, la vie continue comme à Caracol où nous poursuivons nos projets. Petite ville de 15 000 habitants qui vit de pêche, d’agriculture, de marais salant et avec laquelle il y a un potentiel de projets de  développement important et des liens à tisser avec Ploemeur dans la perspective d’échanges.”

Rapport Ecole Basile Moreau

Muriel et Francis Ribault

Les bâtiments :

Le bâtiment du secondaire est totalement effondré. Il est à détruire et à reconstruire. Seul, une centaine de

chaises - pupitres ont pu être récupérés.

Le bâtiment du primaire, d’après les experts, peut être conservé avec de gros travaux de consolidation.

La maternelle doit également subir des travaux de renfort, ainsi que les bâtiments d’habitation dernièrement construits juste au dessus.

La cour :

Encore aujourd’hui, la cour de l’école reçoit un abri provisoire d’environ 2500 réfugiés. Où iront-ils si l’école doit recommencer ?

Le bâtiment administratif, la salle informatique et la cuisine sont également fissurés. Le responsable informatique nous a fait parvenir le bilan des postes informatiques endommagés. La cantine n’a subi aucun dommage. Le Père Pyritho, directeur de l’école, a permis à tous les élèves et à tous les enfants réfugiés de la cour d’avoir un repas par jour et parfois un petit déjeuner. Il sert environ 300 repas journaliers.

Les 25 ans de fondation de l’École Sainte Élisabeth de Caracol

24 juin 2010
A l’occasion des 25 ans de fondation de l’École presbytérale Sainte Élisabeth de Caracol, plusieurs activités culturelles ont été organisées, dont voici un aperçu visuel grâce au Père  Joseph Francis Duvillage qui nous a fait parvenir ces quelques photos

The Flash plugin is required to view this object.

photo 1**photo 2 ** photo 3 ** photo 4 ** photo 5
photo 6 **photo 7 ** photo 8 ** photo 9

Port-au-Prince, un bidonville à ciel ouvert

28 avril 2010
Ouest-France/Bretagne/Lorient/Ploemeur/Archives du mercredi 21-04-2010

Muriel et Francis Ribault, de l’association Enfants avenir du monde, ont passé un mois dans le pays meurtri par un séisme. Ils partageront leurs impressions, vendredi à Océanis.

Entretien

Muriel Ribault, présidente de l’association Enfants avenir du monde.

Quelles ont été vos premières impressions à l’arrivée à Port-au-Prince ?

Il faisait tellement mauvais que nous avons eu l’impression d’atterrir dans une ville fantôme. Et la piste de l’aéroport longée par le bidonville de Cité Soleil est finalement apparue. La nuit tombe rapidement et il était difficile de se rendre compte de l’ampleur du désastre mais nous avons gardé l’impression très forte des milliers de lampes à huile qui brillaient dans le noir.

Comment avez-vous été hébergés compte tenu des dégâts dans la ville ?

Nous avons été accueillis dans la cour de l’école Basile-Moreau où un hébergement provisoire a été aménagé comme pratiquement sur tous les terrains disponibles. 2 500 à 3 000 personnes sont entassées dans des abris de fortune construits avec des morceaux de tôle, de toile, de carton, de bois. Pour les mieux lotis, les bâches font office de tentes. Nous avions apporté les nôtres. Des conditions dans lesquelles on imagine les risques sanitaires d’emblée ! Il y a cinq toilettes pour 3 000 personnes.

Quelles sont vos réflexions après avoir passé du temps sur place à partager ce quotidien ?

Il est urgent de prévoir des abris conformes et stables. 48 heures de pluie ont transformé les terrains en de grands champs de boue. La crainte des répliques demeure. Nous en avons nous-même vécu une. Il faudrait aussi reconsidérer l’aide alimentaire qui empêche les petits marchands ambulants de vendre leurs produits de base. L’économie locale est stoppée. Nos amis nous ont fait part de leur sentiment d’impuissance et effectivement, nous les sentons comme ankylosés. Ils attendent des consignes qui ne viennent pas. Le gouvernement ne communique pas. Nous avons organisé des ateliers pour les enfants, de dessin, tressage de scoubidous, poésie. Le désoeuvrement est difficile pour tous.

Avez-vous circulé dans Port-au-Prince ?

Oui. La ville est en majorité un grand bidonville à ciel ouvert. Les Haïtiens ont dégagé les gravats. Étonnamment, il y a toujours autant d’embouteillage, de monde dans les rues. La débrouille a envahi la capitale. La décision de rouvrir les écoles est une bonne chose mais loin d’être effective. Nous sommes aussi sortis de Port-au-Prince. Ailleurs, la vie continue comme à Caracol où nous poursuivons un projet